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Alizée Baron, rencontre avec une championne de ski cross

Alizée Baron, championne de ski cross, nous parle de ses participations aux Jeux Olympiques et aux X Games et de son rêve de médaille olympique.

 

FDS : Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ? 

Alizée Baron: Je m’appelle Alizée Baron, je suis originaire des Hautes-Alpes et je fais du ski cross à haut niveau depuis une dizaine d’années. Je suis passionnée par le sport, surtout les sports d’adrénaline et de plein air. 

 

FDS : Comment avez-vous commencé le ski cross ?

Alizée Baron: J’ai grandi dans une station de ski, à Orcières dans les Hautes-Alpes. C’est donc très naturellement que j’ai commencé le ski à l’âge de 2 ans et demi. Je passais tout mon temps libre en dehors de l’école sur des skis. Dès que je pouvais, les mercredis, les week-ends, j’étais sur des skis. Par la suite, j’ai rejoins un ski club. J’ai d’abord fait du ski alpin. Ensuite, à l’âge de 17 ans, je me suis réorientée vers le ski cross. J’étais dans une année un peu charnière, le ski alpin ne marchait plus trop pour moi et je devais faire un choix d’études. J’étais sur le point de tout arrêter donc je me suis dis que j’allais tester le ski cross car ça me faisait de l’œil depuis un petit moment. En plus, on était en 2010, année où le ski cross est devenu une discipline olympique. Je le regardais à la télé ! J’ai accroché tout de suite et je me suis aperçu que c’était un sport qui me correspondait beaucoup plus. 

 

FDS : Quel est votre palmarès ?

Alizée Baron: J’ai fait 19 podiums en Coupe du monde. J’ai eu 2 médailles de bronze en 2019 et 2021 aux championnats du monde. Et j’ai participé deux fois aux Jeux Olympiques, en 2014 et en 2018. En 2018, j’ai fini cinquième, j’espère décrocher une médaille cet hiver. 

 

 
 
 
 
 
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FDS : Quel est votre meilleur souvenir sportif ?

Alizée Baron: Lequel choisir ? J’en ai énormément. Je pense que c’est ma première médaille aux championnats du monde, en 2019. J’avais déjà décroché plusieurs médailles avant en coupe du monde. Mais, cette médaille j’ai pu la montrer à tous mes proches et tous ceux qui me suivent et me soutiennent depuis des années. C’était un peu comme si j’avais enfin quelque chose pour les remercier. C’était leur médaille à eux aussi ! 

 

“Le sport rythme ma vie toute l’année mais j’aime ça”

 

FDS : En quoi consiste votre entraînement quotidien ?

Alizée Baron: Le ski nécessite un entraînement particulier. En effet, on s’entraîne huit mois par an pour trois mois de compétition. La saison hivernale n’est pas longue donc les compétitions ont lieu de mi-décembre à fin mars. Mais on s’entraîne toute l’année. Après les compétitions, je reprends l’entraînement début mai. Dans un premier temps, je commence par un entraînement essentiellement physique et puis ensuite je suis quasiment tout le temps sur des skis à partir de début septembre. On cherche de la neige, on va skier sur les glaciers. Le sport rythme ma vie toute l’année mais j’aime ça. Et j’ai la chance de pouvoir toucher à tous les sports pour ma préparation physique car ma discipline demande d’être extrêmement polyvalent. Je fais de la muscu, du trail ou du vélo.

 

FDS : Avez-vous d’autres passions ?

Alizée Baron: J’en ai pleins ! Je suis amoureuse du sport et du plein air. J’aime énormément le VTT, j’y retrouve beaucoup de similitudes avec ma discipline. Ça me permet aussi de garder un niveau d’engagement, une lecture de terrain et de trajectoire l’été quand je ne suis pas sur les skis. 

 

 
 
 
 
 
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FDS : Vous avez participé aux Jeux Olympiques à deux reprises, comment avez-vous vécu ces expériences ?

Alizée Baron: J’ai vécu mes deux olympiades très différemment. Mes premiers Jeux Olympiques j’étais carrément ‘outsider’, j’étais déjà monté sur quelques podiums en coupe du monde mais j’avais peu d’expérience. J’étais jeune et j’ai vécu ces Jeux à fond ! J’ai été spectatrice plus qu’actrice. Mais avec du recul, je suis contente d’avoir vécu mes premiers Jeux Olympiques de cette manière-là. Cela m’a permis de voir l’ampleur de cet événement et de ce que représentent les Jeux Olympiques. J’ai fait toutes les activités qui étaient offertes aux athlètes et j’ai vécu ces Jeux à 200%. Ça m’a permis de m’imprégner de cet esprit olympique. C’était un rêve ! 

Quatre ans plus tard, en 2018, j’arrive en sachant exactement ce que sont les Jeux Olympiques et j’ai pris pas mal de maturité. J’avais pour objectif de performer. 2014, j’ai profité à fond et 2018, c’était des Jeux avec beaucoup plus de maturité et une plus grande envie de décrocher une médaille. D’ailleurs ça s’est vu sur mes résultats. En 2014, j’ai subi l’événement et je me suis fait rattrapé par l’enjeu et la pression. Et en 2018, j’avais eu quatre ans pour construire quelque chose et je suis arrivée là-bas à mon meilleur niveau. Malheureusement, il y a eu plusieurs fait de cours et tout ça mais je termine cinquième et j’en étais déjà très heureuse. 

“La médaille olympique, j’y pense tous les jours”

 

FDS : Vous serez cet hiver aux Jeux Olympiques de Pékin ?

Alizée Baron: Je me prépare depuis 4 ans. Quand je suis arrivée cinquième au dernier Jeux Olympiques j’ai dit aux journalistes et à la télé: “Rendez-vous dans 4 ans et ça sera différent !”. J’ai vraiment envie d’y performer. Cette médaille olympique me fait rêver plus que tout ! Il ne se passe pas une journée sans que j’y pense. Voir les Jeux Olympiques d’été cette année, ça a décuplé ma motivation et mon envie. La médaille olympique c’est ce qui me motive les jours ou j’ai un coup de mou.

FDS : Vous avez également participé aux Winter X Games, est-ce différent des Jeux Olympiques ?

Alizée Baron: C’est beaucoup plus américain, c’était fou ! 

J’ai un grand frère qui a toujours été dans cette culture plus freestyle, c’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai commencé le ski cross. Il était très doué dans tous les sports et il touchait à tout. J’ai toujours essayé de le suivre dans tous les sports. Il a fait du ski cross avant moi et il baignait vachement dans cette culture freestyle. Donc, depuis toute petite, je regardais les vidéos des X Games avec lui. C’était fou ! Avant que beaucoup de disciplines du ski freestyle ne deviennent olympiques, les Jeux Olympiques c’était les X Games. Participer aux X Games, c’était l’événement le plus fou qui puisse arriver dans nos disciplines. 

Ce qui est fou avec les X Games, c’est que c’est sur invitation. Donc, tant que l’organisateur ne vous a pas invité, vous avez beau être le ou la meilleur.e du monde dans votre discipline, si vous n’êtes pas invité, vous ne pouvez rien y faire. Je rêvais d’y participer et j’avais des copines qui recevaient des invitations et moi rien. J’étais super triste. J’en rêvais ! Quelques semaines après, je fais un super bon résultat en Coupe du monde donc ils m’ont invité. Pour moi, c’était aussi dingue que quand j’ai su que j’étais sélectionné aux Jeux Olympiques. C’était le rêve américain ! D’ailleurs c’était la première fois que j’allais aux Etats-Unis. Et puis, cet événement est fou et le parcours est toujours exceptionnel. 

Malheureusement, ça fait plusieurs années qu’ils ne font plus le ski cross, j’espère qu’un jour ça reviendra parce que c’était incroyable ! J’ai participé deux fois aux X Games et j’ai été médaillé de bronze la deuxième fois. J’étais comme une dingue, c’était réellement ma première médaille. J’ai appelé mon entraîneur et mon frère, en France il était 4 heures du matin, je les ai réveillés. 

FDS : Avez-vous des objectifs et des rêves dans les années à venir ?

Alizée Baron: De toujours autant kiffer ce que je fais ! Avec toutes les émotions que me procure le sport, j’espère que je pourrais rester là dedans. 

A court terme, mon plus grand rêve c’est la médaille olympique. Maintenant, le but c’est de toujours autant vibrer, de procurer des supers émotions à mon entourage et d’accomplir un maximum de chose dans ma discipline. Si je fais ça, je serais satisfaite. 

FDS : Arrivez-vous à vivre de votre sport ?

Alizée Baron: J’ai la chance d’en vivre depuis 2012. Depuis 2012, je ne demande plus d’argent à mes parents. Aujourd’hui, c’est mon métier et j’ai un contrat avec l’armée de champions, qui me permet d’être salariée et de penser uniquement à ma carrière sportive. A côté de ça, j’ai des partenaires qui sont quasiment les mêmes depuis longtemps, ça me tient à cœur de pérenniser une relation de confiance. Notamment des sponsors français ! C’est chouette de porter les couleurs de la France avec des produits français. J’ai la chance de vivre de mon sport et de pouvoir me focaliser uniquement sur ma performance. Je me sens très chanceuse. 

FDS : Avez-vous un conseil pour une sportive qui souhaiterait se lancer dans la compétition à haut-niveau ?

Alizée Baron: Ça va être dur mais l’accomplissement en vaut la peine. Dans le sport il y a souvent beaucoup plus de bas que de hauts mais en fait les hauts sont tellement forts que ça fait oublier tout le reste. Le dépassement de soi, les émotions que ça procure et la fierté de réussir et d’atteindre ses objectifs valent le coup de pleurer et d’en baver. 

FDS : Un mot pour la fin ?

Alizée Baron: Croire en ses rêves c’est ultra important. Mais il faut avancer étapes par étapes aussi, et ça ne sert à rien de se brûler les ailes trop vite.

Crédits photo: Gilles Baron

 

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