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L’évolution du sport féminin

Le sport féminin est encore aujourd’hui moins représenté que le sport masculin. Et de nombreuses inégalités persistent entre les hommes et les femmes. Mais, quand on songe aux origines du sport, on peut se dire qu’on a déjà parcouru un bon bout de chemin ! On vous raconte les étapes de l’évolution du sport féminin et les étapes qu’ils restent à franchir pour mener à bien ce combat de la parité dans le sport

 

Kallipateira, la première femme admise dans un stade

En Grèce Antique, les Jeux Olympiques sont strictement réservés aux hommes. Si une femme, ose entrer dans le Stade Olympique, elle risque la condamnation à mort. La première femme tolérée dans un stade fut Kallipateira. En effet, en 440 avant J.-C., Kallipateira entraîne son fils pour les Jeux Olympiques et se déguise en homme pour l’accompagner à Olympie. Son fils gagne son épreuve et Kallipateira est tellement excitée par sa victoire que sa tenue se décroche et révèle son identité. Elle ne fut pas punie pour s’être introduite dans le stade. Mais, suite à cet incident, une loi fut promulguée pour obliger les athlètes et leurs entraîneurs à participer nus aux épreuves. 

 

Le sport pour apprendre à faire le ménage !

En 1870, suite à la chute du Second Empire, le sport devient une priorité nationale. Si bien qu’en 1882, l’éducation physique est inscrite dans la loi: “l’école primaire peut et doit faire aux exercices du corps une part suffisante pour préparer et prédisposer les garçons aux futurs travaux de l’ouvrier et du soldat, les jeunes filles aux soins du ménage et aux ouvrages des femmes”. Le chemin vers l’égalité hommes-femmes est encore long… 

 

1896: les femmes absentes des premiers Jeux Olympiques

Pierre de Coubertin, le père des Jeux Olympiques modernes, s’oppose à la participation des femmes aux premiers Jeux Olympiques. Selon lui, le rôle des femmes aux Jeux Olympiques est de “couronner les vainqueurs”. 

Cependant, quatre ans plus tard, les Jeux Olympiques de Paris autorisent les femmes à participer. Elles sont 22 participantes, contre 975 hommes. Elles participent aux épreuves de tennis, de voile, d’équitation, de golf et de croquet car Pierre de Coubertin refuse qu’elles participent aux autres épreuves. Heureusement, les Jeux Olympiques ont bien évolué depuis ! 

 

Alice Milliat, la première militante du sport féminin

En réaction aux idées de Pierre de Coubertin, Alice Milliat fonde en 1917 la Fédération des sociétés féminines sportives de France. Son but est d’offrir des compétitions sportives aux femmes. Ainsi, en 1919, ont lieu les premiers championnats de France de football féminin. Alice Milliat se bat aussi pour inclure les femmes dans les compétitions officielles. En 1921, elle crée la Fédération sportive féminine internationale, qui crée les Jeux mondiaux féminins, en alternance avec les Jeux Olympiques. Les premiers Jeux féminins se tiennent à Paris en 1922 et voient s’affronter des athlètes de cinq pays dans onze disciplines sportives. En 1928, le Comité International Olympique introduit cinq épreuves féminines d’athlétisme aux Jeux Olympiques. A chaque édition, la participation des femmes aux Jeux Olympiques augmente. En 1936, Alice Milliat décide de dissoudre la Fédération sportive féminine internationale. Son combat est gagné ! 

 

Kathrine Switzer, une marathonienne qui a marqué l’histoire du sport féminin

En 1967, Kathrine Switzer s’inscrit au marathon de Boston. Passionnée de course à pied, elle s’entraîne avec les garçons. Mais les femmes n’ont pas le droit de participer aux compétitions. Alors, pour s’inscrire, elle n’écrit que l’initiale de son prénom. Kathrine Switzer commence son marathon mais au dixième kilomètres elle est interrompue par les organisateurs qui se jettent sur elle pour arracher son dossard. Ses amis prennent sa défense. Elle arrive à finir sa course en 4h20. A l’arrivée, Kathrine Switzer est radiée de la fédération nationale d’athlétisme. En 1972, son combat est récompensé puisque le marathon de Boston autorise les femmes à participer. 

 

 
 
 
 
 
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Etats-Unis: le “Titre IX”, une avancée incroyable pour le sport féminin

En 1972, les Etats-Unis adoptent la loi fédérale “Titre IX”, qui stipule qu’”aucune personne ne devra être, aux Etats-Unis, sur la base de son sexe, exclue de participer, se voir refuser les bénéfices ou être soumise à discrimination concernant tout programme éducatif ou activité recevant une assistance financière fédérale”. L’adoption du “Titre IX” a eu un impact considérable pour le sport féminin. En effet, grâce à cette loi de nombreuses femmes se voient attribuer des bourses sportives. Dans les lycées, les filles sont encouragées à faire du sport. A cette époque, des milliers d’Américaines commencent le football. C’est d’ailleurs pour cela que les Américaines dominent le football mondial. 

 

Billie Jean King, une icône du tennis féminin

En 1973, Billie Jean King, meilleure joueuse de tennis de l’époque, menace de ne pas participer à l’US Open si les femmes n’obtiennent pas l’égalité salariale. Elle obtient gain de cause. Depuis, l’égalité salariale est en vigueur à l’US Open. Les autres tournois du Grand Chelem mirent plus temps à appliquer cette égalité. 

 

Le sport féminin aujourd’hui avance mais il y a encore du chemin à parcourir

Inégalité des rémunérations, hypersexualisation des tenues, manque de médiatisation, manque de femmes à des postes dirigeants, manque de femmes entraîneuses… Même si le sport féminin évolue dans le bon sens, le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans le sport est encore loin d’être gagné. 

 

La parité aux Jeux Olympiques

En 1900, seules 2% des participants aux Jeux Olympiques sont des femmes. Un siècle plus tard, elles représentaient 48,8% des athlètes présents à Tokyo cet été. Et les Jeux Olympiques de Paris seront les premiers à atteindre la parité parfaite ! De plus, 18 épreuves étaient mixtes. Maintenant, lors de la cérémonie d’ouverture, l’ensemble des comités ont deux portes drapeau: un homme et une femme. 

 

Les tenues des sportives, trop souvent sexistes

Trop long, trop court, trop échancré, trop moulant… Les tenues des sportives sont régulièrement au cœur de polémiques et elles sont nombreuses à dénoncer une hypersexualisation. 

En 2008, une étude avait pointé du doigt cette vision sexiste du sport féminin. L’étude révélait que plus de 37% des plans des matchs de beach-volley des Jeux Olympiques de 2004 étaient centrés sur la poitrine et sur les fesses des volleyeuses. 

Les gymnastes allemandes ont choisi de dénoncer cette hypersexualisation en portant une combinaison intégrale, plutôt que le justaucorps traditionnel, lors des Jeux Olympiques de Tokyo cet été. 

Plus tôt durant l’été, les beach-handballeuses norvégiennes ont reçu une amende pour avoir enfreint les règles de la Fédération européenne de handball. La raison ? Les Norvégiennes portaient un short plutôt que le bikini réglementaire “ajusté et échancré” lors d’un match officiel. Une règle sexiste, qui révèle qu’il y a encore un long chemin à parcourir. 

 

 
 
 
 
 
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Même Serena Williams n’a pas réussi à échapper aux polémiques sur ses tenues. En effet, à Roland-Garros en 2018, la championne de tennis portait une combinaison intégrale noire. Sa tenue avait fait polémique et le président de la Fédération française de tennis avait dit qu’une telle tenue ne serait plus acceptée. Cette tenue avait pourtant une fonction médicale puisqu’elle permettait à Serena Williams d’avoir une meilleure circulation sanguine suite aux complications liées à son accouchement. 

 

 
 
 
 
 
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Les écarts de salaire entre les sportifs et les sportives persistent

Cette semaine, la fédération américaine de football a annoncé que les équipes masculines et féminines de football se verraient proposer les mêmes salaires. Un heureux dénouement pour les joueuses américaines qui avaient poursuivi la Fédération en justice pour réclamer l’égalité salariale. La fédération américaine de football est loin d’être la seule à garantir l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Les fédérations internationales de tennis, de surf, de ski, de patinage ou encore d’athlétisme garantissent une prime de victoire égale que l’on soit un homme ou une femme. 

Cependant, pour la grande majorité des sports et des fédérations, les écarts de rémunérations entre les hommes et les femmes sont gigantesques. Par exemple, d’après le magazine Forbes, sur les 100 sportifs les mieux payés en 2021, on ne retrouve que deux femmes: Naomi Osaka et Serena Williams. Cet écart de salaire s’explique par un manque de médiatisation et de retransmission. Par conséquent, les sponsors versent des sommes beaucoup moins importantes pour être représentés. De plus, nombreuses sont les sportives qui n’ont pas accès à un statut professionnel. Elles sont donc contrainte de travailler en plus de pratiquer leur sport. C’est le cas, des joueuses de rugby de l’équipe de France, qui contrairement à leurs homologues masculins, jouent avec un statut amateur. 

 

Les acteurs qui font bouger les choses

Heureusement, de nombreux acteurs font évoluer le sport féminin ! Tout d’abord, les sportives qui prennent la parole pour parler de leur condition et font connaître leur sport contribuent à l’évolution du sport féminin. Les fédérations et les instances dirigeantes ont aussi un grand rôle à jouer dans l’évolution du sport féminin, tout comme les associations.  Mais aussi, certains équipementiers et sponsors qui changent leur manière de travailler et qui choisissent de soutenir les femmes. 

Finalement, chez femme de sport, en donnant la parole aux sportives et en donnant des conseils aux femmes, on espère apporter notre pierre à l’édifice et faire avancer les choses. C’est le cas de nombreux autres médias sportifs qu’on ne peut que vous recommander :

 

  • l’Equipe : un site qui reprend les informations, résultats et classements de tous les sports. Retrouvez des directs commentés ainsi que des images et vidéos à regarder et à partager.
  • Femmes de sport : Femmes de sports met en avant le sport féminin et mixte par le biais de son site internet et par sa présence sur les réseaux sociaux.
  •  Le Sport au Féminin : un site qui traite de la diffusion en temps réel de l’information du sport féminin en France et dans le monde.
  • Les Sportives : il s’agit d’un média d’informations, de reportages et d’idées. Une communauté qui soutient les femmes dans le sport.
  • Women Sports : retrouvez de nombreuses rubriques autour du sport et de la femme telles que des résultats sportifs, de l’empowerment, du girl power, du sport-plaisir et bien-être, des portraits de femmes d’influence,…
  • Pieds Carrés Féminin : un média spécialisé où vous pourrez suivre toute l’actualité autour du football féminin.
  • Femmesdefoot : une association qui se bat pour la féminisation des stades et la solidarité. Celle-ci s’engage auprès d’institutions et d’associations partenaires afin de secourir les personnes les plus vulnérables en Alsace.

 

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