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Chloé Trespeuch : médaillée olympique de snowboard cross

Médaillée olympique, nous avons eu la chance de rencontrer virtuellement (covid oblige toujours…) cette championne. Chloé Trespeuch nous dévoile dans cette interview, son parcours, ses meilleurs moments, ses difficultés et ses conseils.

 

FDS : Pouvez-vous vous présenter en quelques ligne ?

Chloé Trespeuch : Je suis Chloé Trespeuch, je suis dans l’équipe de France de snowboard cross. J’ai grandi à Val-Thorens c’est pourquoi je me suis tournée vers les sports de glisse. J’ai commencé le ski à 2 ans et le snowboard vers 6-7 ans. J’habite maintenant à Cyr-au-Mont-d’Or mais j’ai clairement passé la majorité de mon temps à Val-Thorens, au plus près des montagnes.
En parallèle de ma carrière, j’ai fait un DUT Techniques de commercialisation et pour continuer dans les études j’ai intégré sciences politiques à Paris.

 

 

 

 
 
 
 
 
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FDS : Pourquoi le snowboard ? 

Chloé Trespeuch : C’est un sport que mon frère faisait déjà au niveau international en compétition. C’était beaucoup de moments de partage avec lui, au début. 

 

FDS : Quel est votre palmarès en quelque lignes ?

Chloé Trespeuch : Ma plus grande récompense internationale reste, en 2014, ma médaille de bronze aux J.O. de Sotchi. Ensuite j’ai été vice-championne du monde individuelle et championne du monde par équipe en 2017. J’ai fait, en tout, 23 podiums en coupe du monde. 
En 2018, j’ai été cinquième aux Jeux Olympique et actuellement je prépare les J.O. de Pékin qui se dérouleront en 2022

 

« On sait qu’on est en danger tout le temps »

Chloé Trespeuch : Le but du sport de haut niveau c’est de sortir de sa zone de confort et donc dépasser ses limites. C’est comme ça qu’on va vers la performance. C’est le jeu et on l’accepte. Les blessures font vraiment partie de notre sport. C’est difficile de les éviter mais on fait tout pour. On fait énormément de préparation physique pour éviter ça. 

 

« Le plus dur est d’être privée de son équipe »

Chloé Trespeuch : En 2013, je me suis fait les croisés. Cinq mois avant les championnats du monde, en 2018, tous les ligaments de ma cheville se sont arrachés. J’ai subi une opération et ensuite, une rééducation en accélérée pour me donner la chance de pouvoir participer aux mondiaux ce qui a été fait. Je suis arrivée 7ème du classement, je m’attendais à mieux mais ça m’a permis d’avoir un réel objectif durant toute la rééducation.
On est un peu laissé de côté. On doit énormément se reposer et rester à la maison alors qu’on n’a pas du tout l’habitude. Ce sont vraiment des périodes difficiles à cause du manque d’action et des doutes que l’on peut ressentir. On ne sait pas réellement dans combien de temps on pourra revenir à la compétition et si on atteindra le même niveau qu’on avait auparavant.
Pour moi ça s’est globalement bien passé. Comme j’ai voulu aller un peu vite, j’ai gardé des séquelles pendant un moment. J’ai beaucoup moins de mobilité que dans l’autre cheville mais, maintenant, ça ne représente plus un frein pour moi dans mon quotidien de sportive.

 

« Je n’ai jamais eu envie d’arrêter »

Chloé Trespeuch : C’est dur les 2 premiers jours mais, ensuite, je me remets un objectif et ça me donne l’énergie nécessaire pour aller jusqu’au bout de ma rééducation. En aucun cas, ces deux blessures m’ont fait douter de ma reprise de la compétition.

 

« Les Jeux Olympiques, c’est vraiment une compétition à part »

Chloé Trespeuch : C’était incroyable !  On représente la France et on le sent.
Durant les Championnats du monde, on représente aussi la France mais c’est très différent, c’est plus individuel.
Les J.O., pour les sports peu médiatiques comme le mien, c’est le moment où on en parle le plus. Tous les 4 ans, on parle du snowboard cross à la télé. C’est un enjeu supplémentaire parce que j’ai vraiment envie d’être ambassadrice de mon sport, qu’il soit de plus en plus vu, connu et apprécié. C’est la plus belle des récompenses d’un sportif de haut niveau qui s’entraîne tous les jours. 
Au départ, j’y ai participé en tant qu’outsider. Je suis arrivée sans pression, je ne me sentais pas attendue. J’ai vécu l’expérience à fond sans jamais douter. C’était plutôt confortable. J’étais jeune, insouciante, ma famille avait fait le déplacement jusqu’en Russie. Dès que j’ai passé l’arrivée avec une médaille, j’ai vu la fierté de tous mes proches. Mes émotions étaient vraiment partagées par toute ma famille. Ça restera un des meilleurs souvenirs de ma carrière.

 

 

 
 
 
 
 
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« Cette victoire m’a permis de me lancer »

Chloé Trespeuch : Le snowboard cross reste encore un sport anonyme. Nous ne sommes pas professionnels. Notre Fédération prend en charge tous les frais mais par contre pour vivre de notre sport, ça demande de trouver des sponsors.
Dès qu’on est médaillé olympique, ça augmente la crédibilité auprès des entreprises.
J’ai eu la chance de percer assez tôt pour avoir le soutien nécessaire pour vivre de mon sport rapidement et me donner la chance de continuer ma carrière pleinement.
Actuellement je suis sponsorisée par Val-Thorens, ma station qui m’a soutenue et formée depuis le début. Je suis également en collaboration avec Toyota, SNCF et la Française des jeux.

 

FDS : Quel est le meilleur souvenir lié à ton parcours ?

Chloé Trespeuch : Les Jeux Olympiques évidemment mais il y a aussi ma médaille d’Or par équipe en 2017 en Espagne que je partage avec Moenne Loccoz.
La compétition est la même mais en par deux et sous forme de relais. C’est une discipline olympique aux prochains Jeux. 

J’avais l’habitude de faire un sport individuel et le fait d’avoir participé à cette discipline en équipe, où il y a énormément de partage, de la cohésion, de l’émulation et de collaboration pour réussir à performer à deux, reste un très joli moment de ma carrière.

 

 

 

 

 
 
 
 
 
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« Il faut trouver le bon équilibre mais j’y arrive »

Chloé Trespeuch : J’ai la chance d’avoir un copain qui est rugbyman professionnel. Il comprend très bien les obligations du sport, les contraintes de l’entraînement. Je me sens plus comprise dans les émotions et les périodes que je traverse avec le sport. 
Évidemment, il y a moins de soirées et de temps entre amis que dans une vie avec un métier différent que le mien.
Après, je suis toujours avec mon équipe de France de snowboard qui est mixte. C’est très enrichissant de passer des moments avec eux. Je ne regrette pas du tout d’avoir moins de « moments plaisirs » autour de ma carrière. 

 

« En fait, j’adore la nature »

Chloé Trespeuch : J’adore les animaux. J’ai des poules et un chien. J’ai également fait du cheval pendant longtemps.
En règle générale, j’aime tout ce qui se fait en plein air comme la montagne, le ski de randonnée. Je vais faire un peu d’alpinisme ce printemps pour sortir un peu de ma zone de confort. J’adore découvrir de nouveaux sports et de nouvelles disciplines.

 

 

 

 

 
 
 
 
 
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FDS : Quels seraient ton/tes conseil(s) pour les femmes qui voudraient se lancer à la conquête des J.O. ?

Chloé Trespeuch : Il faut s’accrocher à ses objectifs. Accepter les échecs et s’en servir pour grandir sans pour autant que ce soit un frein. Ça doit même être une motivation. Il faut percevoir les obstacles comme un challenge pour pouvoir avancer. Il faut s’en servir comme moteur, non pas comme frein.

FDS : Merci Chloé pour cette interview et ce moment privilégié avec toi !

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