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Rencontre avec Louise Bompais, sportive et entrepreneuse !

Louise Bompais, jeune entrepreneuse, nous parle du bénévolat sportif, de sa passion pour la course à pied et de l’écologie dans le monde du sport. Une interview super inspirante !

 

FDS : Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

 

Louise Bompais: Je m’appelle Louise Bompais. J’ai 23 ans et je suis une grande passionnée de la vie, de nature, de sport (et de chocolat). J’adore me fixer des défis sportifs et professionnels un peu fous pour sortir de ma zone de confort. 

En 2020, j’ai co-fondé Ethics Event, une agence événementielle spécialisée dans l’organisation d’événements sportifs éco-conçus. 

L’objectif était de montrer qu’il était possible de créer des événements inoubliables sans dégrader la planète. C’est pourquoi, nous avons créé l’événement signature: la Run for Planet qui est à ce jour ma plus grande réussite professionnelle. 

Aujourd’hui, j’ai décidé de laisser ces deux bébés à mon associée pour partir vers de nouvelles aventures personnelles et professionnelles ! 

 

“Je me souviendrais toujours de la première fois que j’ai été bénévole pour un événement sportif”

 

 

 
 
 
 
 
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FDS : Comment avez-vous commencé à travailler dans l’événementiel sportif ?

 

Louise Bompais: J’ai découvert l’événementiel sportif en 2017 grâce à mon compagnon. Pratiquante de course à pied, je participais régulièrement à des manifestations sportives sans pour autant avoir conscience du travail et des métiers qui pouvaient exister derrière.  

Heureusement, il a eu la patience de me présenter l’envers du décor des événements qu’il connaissait. Il m’a alors proposé d’avoir un aperçu en étant bénévole sur un événement sportif.

C’est ainsi que je me suis inscrite sur un coup de tête en tant que bénévole sur le Marathon de Paris. Je me souviendrai toujours de ce jour. J’étais affectée au ravitaillement. Ma mission consistait à installer des tables, couper des oranges et distribuer des bananes, des bouteilles d’eau (et des sourires). Cette mission ne vend pas du rêve sur le papier mais je ne peux vous expliquer les émotions que j’ai eu ce jour-là. Je n’avais alors qu’un aperçu minime des coulisses de l’événement mais je me sentais bien. Je me sentais à ma place. Bien plus que sur les bancs de la faculté. 

J’ai alors décidé de renouveler l’expérience sur un événement de plus longue durée pour voir si cela se résumait à une parenthèse enchantée. Je me suis inscrite à la dernière minute au championnat du monde de lutte. A ma grande surprise, j’ai été accepté. Je ne connaissais rien à la lutte mais le prestige de l’événement m’avait tenté. L’événement durait une semaine. Une semaine durant laquelle j’ai pris plaisir à être sur le terrain, à faire de l’opérationnel et une semaine durant laquelle j’ai fait une rencontre déterminante pour la suite de mon parcours dans la mesure où il a été une sorte de mentor pour moi. Aujourd’hui, c’est un collègue. 

Cette expérience m’a fait prendre conscience que ce métier existait et que j’étais capable de l’exercer. 

J’ai ainsi décidé de terminer ma licence de sociologie en continuant les bénévolats sportifs et en préparant ma « reconversion ».

 

FDS : Qu’est-ce qui vous plaît dans ce secteur ?

 

Louise Bompais: Pour moi, la beauté de l’événementiel sportif réside dans le fait que chaque événement sportif est unique et que, malgré une préparation millimétrée, il y aura toujours des imprévus à gérer. C’est si prenant et ô combien satisfaisant. On ne s’ennuie jamais. 

Il y a aussi de nombreuses heures passées derrière un ordinateur à tout planifier, de nombreuses heures de sommeil sacrifiées et de belles embûches mais le jeu en vaut la chandelle car le jour de l’événement est juste unique. 

Chaque sourire et remerciement nous font oublier toutes ces difficultés. L’adrénaline nous fait vivre des émotions indescriptibles. J’en ai des frissons rien que d’y penser. 

 

FDS : Quelle formation avez-vous suivie ?

 

Louise Bompais: Après ma licence en sociologie, je me suis orientée vers un master en Management du Sport à AMOS Paris. 

Ces deux années m’ont permis de mettre des théories et des concepts sur des situations que je vivais lors de mes stages. 

La meilleure formation pour l’événementiel sportif reste les expériences professionnelles. On apprend deux fois plus vite sur le terrain.

 

“Créer une course était un rêve pour moi”

 

FDS : Qu’est-ce qui vous a motivé à créer Ethics Event et Run For Planet ?

 

Louise Bompais: Voir toutes ces bouteilles le long des trottoirs les jours de course et le nombre de t-shirts finisher Made In China qui s’entassaient dans mon armoire m’a fait réaliser que la course à pied n’était pas aussi respectueuse que j’avais tendance à le penser. 

Mais c’est lors de mon expérience professionnelle au sein de l’ONG Vision du Monde où j’étais chargée d’organiser la Global 6K for Water, que j’ai eu un déclic. 

Effectivement, j’y ai rencontré Mélanie Cambon. Elle était tellement sensibilisée et engagée envers l’écologie, elle m’a appris énormément de choses. Au fil des discussions, nous avons eu le constat commun qu’il était possible de créer des courses plus engagées et plus respectueuses de l’environnement. 

C’est pourquoi, nous avons décidé de co-créer Ethics Event. L’objectif était d’accompagner les organisateurs d’événements vers des pratiques plus respectueuses. 

Afin de montrer qu’il était possible de faire vivre une expérience unique et solidaire aux participants sans dégrader la planète, nous avons décidé de créer en parallèle la Run for Planet. Il s’agit de la première course français solidaire et éco-conçue organisée pour la planète. L’idée était de reprendre les bonnes pratiques de certains organisateurs et d’en ajouter de nouvelles comme la création d’une médaille en bois faite en France et la suppression des t-shirts finishers. 

Créer une course était un rêve pour moi… Je l’ai fait. 

Se lancer en pleine période de Covid n’était pas évident mais nous l’avons fait et qu’est-ce que c’était excitant ! 

 

FDS : Vous venez de quitter Ethics Event, quels sont vos projets pour la suite ?

 

Louise Bompais: Je vais d’abord prendre un peu de temps pour souffler et me remettre de mes émotions de cette première expérience d’entreprenariat. 

J’ai de nombreuses idées et envies pour la suite mais je ne peux en parler avant de les avoir concrétisées. Je préfère que les actes parlent d’eux-mêmes. Il faudra donc être un peu patient. 

 

“Chaque petit geste compte”

 

FDS : Avez-vous des conseils à nous donner pour pratiquer individuellement son sport de manière plus durable ?

 

Louise Bompais: Je pourrai faire une liste de conseils mais la réalité est que tout le monde connaît la majorité des éco-gestes facilement applicables, à savoir : prendre une gourde, limiter la surconsommation d’équipements, être vigilant sur la provenance et la fabrication des vêtements, privilégier les douches, ne pas jeter de déchets sur la voie publique, privilégier la mobilité douce, etc.   L’important est de prendre conscience que chaque petit geste compte et que personne n’est parfait. 

 

FDS : Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont souvent critiqués pour leur impact environnemental. Les Jeux de Paris 2024 ont une forte ambition environnementale, peut-on dire que les choses avancent ?

 

Louise Bompais: Je pourrai écrire un mémoire sur le sujet tant il est intéressant et complexe. 

Il est vrai que l’impact environnemental des Jeux Olympiques et Paralympiques est souvent critiqué. Il suffit de se rappeler des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2016 qui avaient lieu à Rio. L’impact environnement avait été désastreux et effrayant… 

Toutefois, il est important de noter que, chaque édition, le Comité Olympique International tente de mettre en place de nouveaux engagements et tâche de tirer des leçons du passé. 

Les Jeux de Paris 2024 ont une forte ambition environnementale. Ils ne l’ont pas caché. 

De mon point de vue, je trouve que c’est une avancée non négligeable d’en parler et de l’admettre. Toutefois, je reconnais que j’ai le sentiment que les choses n’évoluent pas suffisamment vite et qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour rendre ces Jeux encore plus verts. 

J’avoue avoir énormément d’attente sur ces Jeux. J’espère qu’ils feront leur maximum pour transformer leurs promesses en actes. 

 

“J’ai eu tellement de peurs et d’excuses avant de me lancer”

 

FDS : Avez-vous des conseils à donner aux femmes qui voudraient créer leur propre entreprise?

 

Louise Bompais: Écoutez vos envies. Si une petite voix résonne dans votre tête, il est temps de prendre votre courage à deux mains et de vous lancer ! 

J’ai eu tellement de peurs et d’excuses avant de me lancer. Je me disais que j’étais trop jeune, que je n’avais pas assez d’expérience, que j’étais une femme dans un domaine principalement masculin, que je n’avais pas assez d’argent… 

Finalement, j’ai balayé ces craintes. J’ai suivi mon instinct et j’ai réalisé mon rêve. 

D’autre part, je vous dirai de bien vous entourer. L’entourage est tellement important. On ne peut y arriver seule. Il est important d’avoir un associé, un partenaire ou une épaule sur laquelle se reposer lorsqu’on a l’impression que le monde est contre nous. 

L’entreprenariat est une expérience magnifique à vivre ! Elle est ponctuée de nombreuses difficultés, de quelques échecs mais le chemin parcouru nous en apprend tellement sur nous et nos capacités. On se découvre de nouvelles compétences (ah bah oui, on ne peut pas compter sur le service communication ou le service comptabilité au début) et de nouvelles aspirations.

N’ayez pas peur de l’échec. Vous en connaîtrez forcément et c’est ce qui vous fera progresser. 

Mon dernier conseil serait d’arrêter de lire mes conseils et de vous mettre au travail (mais terminez de lire l’article quand même !)  

 

FDS : Est-ce que vous courez toujours ?

 

Louise Bompais: Oh que oui ! Je n’ai peut-être plus les mêmes motivations et la même assiduité qu’à certaines périodes de ma vie mais je cours toujours. 

La course à pied demeurera toujours mon premier véritable amour en matière de sport car cette pratique m’a permis de me donner confiance en moi et de devenir la personne déterminée que je suis aujourd’hui. 

La course m’a montré, qu’avec de l’entraînement et du travail, nous sommes capables de tout. 

 

 

 
 
 
 
 
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FDS : Pratiquez-vous d’autres sports ?

 

Louise Bompais: Je fais également beaucoup de vélo et de renforcement musculaire. J’aimerai également reprendre la natation cette année mais le contexte sanitaire ne m’aide pas. 

Ma curiosité me pousse à vouloir découvrir à chaque fois de nouvelles sensations. 

 

Merci beaucoup Louise pour ce bel entretien et bonne chance pour la suite ! 

Intéressée par le bénévolat sportif ? Lis notre interview avec Marjorie Daniel, cofondatrice de Volunteer 4 Sports !  

 

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