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Monica Seles : sa vie pour le tennis

Cette grande joueuse de tennis est incontournable par son talent et son histoire improbable. 
Après beaucoup de souffrance, elle se relève et continue d’avancer.
Découvrez toute la vie et exploits de cette championne.

 

Ses débuts 

Monica Seles naît le 2 décembre 1973 à Novi Sad. C’est une joueuse de tennis de l’ex Yougoslavie naturalisée américaine en 1994. C’est à l’âge de 5 ans qu’elle commence le tennis. Elle veut prendre exemple sur son grand frère Zoltán, lui-même joueur junior émérite. Trouvant sa raquette trop lourde, elle va la tenir des deux mains aussi bien en revers qu’en coup droit.
Son père Károly, ancien athlète de triple saut va s’improviser comme son professeur de tennis. 

 

Une jeune championne

À 9 ans, elle accumule les victoires sans même savoir compter les points. C’est son père qui lui disait si elle gagnait ou pas.
À 10 ans, elle devient championne d’Europe des moins de 12 ans. Ensuite, elle remporte l’Orange Bowl en 1985 en Floride. Elle est alors repérée par l’entraîneur Nick Bollettieri et rejoint l’année suivante l’académie Bradenton. C’est là que son entraînement intense commence.
Elle est considérée comme la première « cogneuse » de l’histoire de son sport. 

 

Ses exploits

 

L’ascension de Monica Seles

A 14 ans, elle fait son entrée sur le circuit WTA (Women’s Tennis Association) à Boca Raton. Elle élimine Helen Kelesi et impressionne les gens par la puissance de ses frappes. 
En 1989, elle marque ses débuts comme joueuse professionnelle. La même année, elle gagne son premier titre à Houston. 
Un mois plus tard, Monica Seles est découverte par le monde entier à Roland-Garros. En demi-finale, elle se retrouve face à Steffi Graf. La rivalité entre les deux femmes naît alors. Monica Seles accède au top 10 du classement WTA.

Elle quitte l’académie Bollettieri après que son père ait critiqué son entraîneur. Elle va ensuite rafler 5 tournois d’affilée et gagner Roland-Garros à 16 ans et demi. Exploit encore jamais égalé sur la terre battue parisienne. 
Monica Seles est alors désignée « joueuse ayant le plus progressé » par les instances de la WTA.

 

La consécration de Monica Seles

En 1991, lors de l’Open d’Australie, Monica Seles sauve une balle de match en demi-finale pour ensuite gagner l’épreuve contre Jana Novotná. 
Elle devient à 17 ans, la plus jeune numéro 1 au classement WTA depuis 1980.
Par la suite, elle déclare forfait à Wimbledon et disparaît de la compétition sans explication.

 

Les réprimandes

Son silence provoquera des rumeurs et lui coûtera 6000$ d’amende de la WTA.
Elle écopera par après d’une pénalité de 20 000$ pour avoir participé à une exhibition lucrative dans le New Jersey et porté préjudice à une compétition officielle.
La Fédération internationale de tennis (FIT) lui interdit de disputer les J.O. de Barcelone.  

 

Le retour sur le terrain

Après toutes ses péripéties, Monica Seles s’empare de l’US Open et réalise le petit Chelem. En 1991, elle devient la sportive la mieux payée de tous les temps. 
L’année suivante, elle défend ses trois titres du Grand Chelem. A Wimbledon, elle perd face à Steffi Graf et ses rêves de Grand Chelem s’envolent. Elle se rattrape à Flushing Meadows et gagne ensuite ses troisième Master.
Monica Seles est élue championne du monde par la FIT, joueuse de l’année par la WTA et sportive de l’année par Associated Press. 
Elle aime entretenir son image de « fashion victim » américaine et revendique la parité des salaires.

 

Hambourg, l’accident 

En 1993, Monica s’empare de son troisième Open d’Australie consécutif.  A 19 ans, c’est son huitième trophée du Grand Chelem.
Le 30 avril 1993, Seles s’inscrit à la hâte au tournoi de Hambourg. Tandis qu’elle mène son quart de finale, le spectateur Günter Parche franchit les barrières de sécurité et la poignarde dans le dos. Parche explique qu’il est fan de Steffi Graf et qu’il voulait l’aider à récupérer sa place de numéro 1 mondial. Déclaré déficient mental par les experts, il écope d’à peine 2 ans de prison avec sursis. 

 

Les séquelles

Monica Seles déclare alors forfait à Wimbledon et suit les conseils de Bob Kersee un entraîneur pour accélérer sa convalescence. Même si la cicatrice de son agression est superficielle, le traumatisme psychologique est beaucoup plus profond. Presque tous ses pairs refusent de voter en faveur du maintien de son classement.
Atteinte de trouble alimentaire, elle vit dans sa résidence en Floride, seule et déprimée au plus haut point.

 

Le début de la fin

Monica Seles revient en 1995 à Atlantic City. Après ça, la WTA lui remet le titre de “co-numéro 1 mondiale ». 
Elle honore ce titre en gagnant l’Open de Toronto. Elle échoue ensuite à la finale de l’US Open.
En janvier 1996, elle remporte le tournoi de Sydney avant de décrocher les Internationaux d’Australie.  Elle écrit, la même année, son autobiographie « From Fear to Victory ». 

 

Sa place dans le jeu

Redevenue l’une des meilleures et ayant gagné l’empathie du public, Monica Seles n’arrive pas à reconquérir son autorité dans le jeu.
Elle se blesse de manière régulière et est sujette à de l’embonpoint. Steffi Graf, sa concurrente principale, la surpasse dans les classements.
En 1998, trois semaines après la mort de son père, elle signe son dernier contrat. Elle se hisse en finale du Roland-Garros en 1999 et à l’Open d’Australie. 
En 2003, une fracture au pied gauche due au stress l’handicape et lui vaut l’élimination prématurée au premier tour des Internationaux de France. 

 

Son après carrière

En 2008, elle participe à « Dancing with the Stars » qui équivaut à « Danse avec les stars » en France. 
Elle écrit sa deuxième biographie « Getting a Grip ». Elle parle de sa lutte contre la dépression et de sa suralimentation. En 2012, elle participe à la remise de la Coupe Suzanne-Lenglen et annonce avoir repris le contrôle de sa vie. L’écriture l’a sauvée.
En 2010, elle signe avec Bloomsburry un éditeur anglais pour publier « The Academy ». Il s’agit d’une série de romans jeunesse racontant les histoires sportives et sentimentales d’un groupe de jeunes champions. Le premier tome est sorti en 2013 et le deuxième et dernier en 2014.
En 2014, elle se fiance avec Tom Golisano avec qui elle est depuis 2009.
En 2015, elle devient la porte-parole de Shire, une entreprise pharmaceutique qui lance un médicament contre l’hyperphagie boulimique.

Cette grande joueuse, après avoir vécu le pire drame et la plus grande peur, a réussi à se relever et à surpasser sa dépression. Aujourd’hui, Monica Seles va sur ses 48 ans et consacre son temps à la promotion du tennis, à des matchs amicaux et à des œuvres caritatives.




Photo by John Wisniewski on Foter.com

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