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Karine Joly, Championne du monde de freefly et multi recordwoman : Rencontre

Au cours d’une interview, Karine Joly, championne du monde de freefly, nous a fait part de sa passion pour la chute libre. Une passion contagieuse qui en ferait lâcher prise plus d’un, rédactrice y compris !

 

FDS : Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Karine Joly : Je suis championne du monde de Freefly, une discipline artistique du parachutisme sportif. J’ai commencé à sauter en solo en 2004 et fait de la compétition pendant 10 ans.

 

Karine joly aime s’entraîner à iFLY Lyon et Aix-Marseille, des souffleries sportives qui proposent de découvrir les sensations incroyables de la chute libre en indoor. Une expérience unique et inoubliable dans un immense tube de verre, à découvrir à partir de 5 ans et sans limite d’âge. Si vous êtes à cours d’idées cadeau ou que vous cherchez THE activité team building pour votre entreprise, pensez au baptême de soufflerie ! 😉

Crédit photo : Karine Joly

FDS : Quel est ton palmarès ?

Karine Joly :  J’ai été vice championne d’Europe en 2017. J’ai gagné les championnats du monde en 2018 en Australie. Avant cela, j’ai fait deux podiums internationaux : une médaille de bronze aux Championnats du monde de 2016 et une médaille d’or à la coupe du monde en 2012. J’ai 4 records du monde à mon actif et de multiple records et titres français.

 

FDS : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta discipline, qu’est-ce que le free fly ?

Karine Joly : Le freefly c’est apprendre à dompter son corps dans les 3 dimensions en chute libre. En général, lorsqu’on apprend à sauter en parachute, on apprend à sauter sur son ventre. Il s’agit de la position de base et de sécurité pour pouvoir ouvrir son parachute. Situé dans le dos, il s’ouvre sans obstacle. Après, on peut s’amuser à dompter son corps pour le mettre sur le dos, assis, comme si on était sur un fauteuil (ici c’est un fauteuil de coussin d’air) et puis la tête à l’envers,… 

Ce qui est extraordinaire, c’est de pouvoir prendre des postures impossibles au sol.

Lorsqu’on se déplace la tête à l’envers, on a des vitesses de déplacements qui sont complètement incroyables ! On peut se mettre en orbite autour de quelqu’un comme si on était un satellite. On peut se déplacer de plusieurs centaines de mètres en quelques secondes,… C’est vraiment fou !

 

“Ce que j’adore dans le freefly c’est qu’on défie complètement notre condition humaine !”

 

Crédit photos : Karine Joly

 

FDS : Quand et comment as-tu commencé le free fly ?

Karine Joly : J’ai commencé très rapidement. Quand on apprend à sauter, on apprend d’abord à maîtriser la posture à plat. Je ne me suis pas trop étalée là-dessus et j’ai vraiment commencé à me mettre assise et à faire des figures dès le début parce que c’est cela que je trouvais le plus fun en fait ! Ce qui est marrant c’est que lorsqu’on apprend à faire du freefly, forcément ça ne marche pas du premier coup. Comme tous les sports il faut apprendre à gainer les bons muscles. C’est un peu comme si on marchait sur des œufs tout le temps, il ne faut pas trop perdre son équilibre ! 

 

“C’est ludique, avant de maîtriser, on se fait éjecter, comme si on était sur un taureau machine !”

 

FDS : En quoi consiste ton entraînement quotidien ?

Karine Joly : L’entraînement quotidien est libre à chacun. Il s’agit d’un sport qui est encore à développer, en ce sens que nous ne sommes pas suivi par des diététiciens ni par des entraîneurs sportifs. Chacun se fait son entraînement par rapport à ses besoins. Certains athlètes ne font pas grand-chose, d’autres au contraire vont se booster et se muscler. 

Je suis en équipe avec mon chéri et c’est vrai que nous avions déjà cette culture d’aller un peu en salle puisque nous faisions beaucoup de karaté. J’avais besoin de renforcer mes épaules alors je les travaillais pas mal sur le développé couché dans une salle de muscu. Après il y avait aussi besoin d’avoir des quadriceps ainsi qu’une proprioception assez développée. Donc je faisais beaucoup d’exercice de bas du corps. 

Après c’est juste se maintenir en forme, faire du sport régulièrement pour avoir la caisse (avoir le cœur bien entraîné en endurance) !

 

FDS : Qu’est-ce qui te plaît le plus dans cette discipline ?

Karine Joly :  Ce qui me plait le plus c’est comme je le disais tout à l’heure, c’est d’arriver à tricher un peu sur le fait d’être un piéton et de se jeter d’un avion. Je trouve cela génial d’arriver à se retrouver dans un élément où nous n’avons rien à faire à la base et de pouvoir en faire quelque chose. Arriver à contrôler son corps et se diriger comme on le souhaite dans l’air, c’est super gratifiant !

 

FDS : Quel est ton meilleur souvenir sportif ?

Karine Joly : Il y en a beaucoup. À chaque fois que j’ai sauté dans des endroits sublimes !  Au niveau visuel c’était vraiment incroyable : la grande barrière de corail, les pyramides d’Égypte, l’Ayers rock au cœur de l’Australie, Bora Bora, la Namibie, les Maldives… Il y a vraiment énormément d’endroits qui m’ont subjugué de leur beauté. Les prises de vues que nous avons à 4000m, c’est quelque chose de différent puis la partie sous voile est encore un autre univers. 

Niveau compétition, c’est clairement le dernier saut au championnat du monde en Australie. Nous savions que si nous ne faisions pas d’erreur, nous resterions en première place…! Lorsque nous sommes arrivés à la fin du saut, c’était un moment extraordinaire. J’ai crié dans mon casque à l’ouverture, c’était fort !

 

“Chaque saut est différent, l’ambiance, les gens avec qui on partage ça, il y a énormément de bons souvenirs !”

Crédit photos : Ewan Cowie Photography

 

FDS : As-tu d’autres passions ?

Karine Joly : Je faisais beaucoup de karaté avant, j’aimais beaucoup ça. J’adorais la philosophie des arts-martiaux qui allait avec l’entraînement physique et le fait de savoir se défendre. C’est marrant d’ailleurs puisque lorsque qu’on sait se défendre, on a plutôt envie d’éviter les conflits !

 

“La philosophie qu’il a autour de cela est vraiment extraordinaire puisque la discipline m’a servi énormément dans les compétitions.”

 

Le parachutisme a balayé tout le reste, c’est tellement intense que ça a vraiment pris le dessus. Mais j’aime beaucoup le ski, les sports d’eau aussi ! Récemment j’ai appris à faire un petit peu de kite, j’aime le Wake, je fais pas mal de plongées aussi, de la moto,… J’aime beaucoup la moto ! Si j’avais eu plus de temps, je pense que j’aurais poussé la moto sur circuit.

 

Crédit photos : Karine Joly

 

FDS : Des conseils aux femmes qui aimeraient se lancer dans le free fly?

Karine Joly : Il faut s’armer de patience et de courage parce que c’est une discipline qui ne va pas s’apprendre en 2 jours. C’est un peu comme quelqu’un qui voudrait devenir grand gymnaste. Il y a plusieurs étapes à respecter, mais ce qui est sympa c’est que chaque étape apporte ses joies et son intérêt, c’est une belle progression. 

 

“Si on est une nana et qu’on veut se mettre dans le freefly il faut aller à la salle de sport, ça c’est une évidence puisqu’il faut être bien gainée pour lutter contre l’air !” 

 

On est dans des plages de vents qui sont entre 200 et 280 km/h, il faut avoir des bases solides d’équilibre et de maintien d’appuis sur l’air.

 

FDS : Le mot/mojo de la fin ?

Karine Joly : Il y en a deux qui régissent pas mal ma vie, la première c’est « qui ne tente rien n’a rien » et la deuxième c’est « les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais ». 

je pense que parfois il faut se lancer. Et puis surtout, un conseil particulièrement aux femmes : nous sommes beaucoup trop dures avec nous-mêmes en général. Je pense que nous avons une barre d’exigence placée très très haute. 

Il faut savoir être indulgente avec soi-même et accepter qu’on ne puisse pas être tout le temps au top. La progression n’est pas une ligne constante vers le haut. Il y a des moments où on va redescendre un petit peu, c’est pas grave, et c’est normal. Ça remontera, il faut se faire confiance. Si on butte sur quelque chose, au lieu de foncer tel un taureau dans le mur, on bascule sur un autre exercice et puis on y revient plus tard !

 

Merci Karine de nous avoir accordé ce moment, une seule envie maintenant : voler ! 😍

Retrouvez Karine sur instagram (karinejoly.airwax), @crewup_freelance (qui nous a permis de contacter Karine), ainsi que la suite de nos interviews exclusives pour en apprendre toujours plus sur le quotidien de nombreuses athlètes féminines ! 

 

Crédit photo : Karine Joly

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